Asian Culture Blog

Anime, Drama et le reste

.hack//Sign juillet 31, 2008

Classé dans : Anime — kaitenkenbu @ 9:29
  • Episodes : 26 + OVA 1 (episode 27, Intermezzo) + OVA 2 (episode 28 ) + OVA (Unison)
  • Studio : Bee Train
  • Diffusé en : 2002
  • Style : Aventure, Magie, MMORPG, Somnifère

En une phrase : Si vous connaissez les séries de Super Mario et Zelda, ben c’est la même idée

Synopsis :
Dans un jeux online massivement multijoueur (MMORPG comme on dit dans le jargon), Tsukasa, un magicien se retrouve bloqué à l’intérieur du jeu (il peut plus se délogger – ouh je sors du vocable là). Il rencontre d’autres personnages : Mimiru et Bear, qui vont essayé de l’aider dans sa recherche d’une sortie

Hack Sign

Hack Sign

Commentaire : Ah ah, c’est une blague ? Vu que cet anime a pour but principal et avoué de booster les vente d’un jeu, je vais être très franc également : pour moi .hack//Sign est un des pires anime qui existe (juste au-dessus de Key The Metal Idol). C’est simple : c’est l’anime le plus ennuyant que j’ai vu. On s’amuse pendant environ … 2 épisodes – ouh balaise, même l’anime de Blame fait mieux.
Alors oui : les musiques sont excellentes, un peu dans l’esprit de Noir. Si vous ne devez retenir qu’un truc de .hack//Sign : achetez l’OST. Oui les dessins sont beaux et les design sont superbes.
Et ? Ben c’est tout en fait. Je me suis fait insulté par des gens qui avait trouvé cet anime génial (bon ils m’ont précisé avoir pris des substances qui pouvaient faire oublier l’anime avant). Car il s’agit bien d’une publicité de 26 épisodes qui consiste à vendre un jeu vidéo presque aussi pourri que l’anime (une simulation de jeu online – fallait le faire).
Comment arriver à une telle prouesse d’inaction ? Facile, d’abord pendant la moitié de l’anime Tsukasa répète des trucs genre : “J’attends” ou “Je suis perdu”. On arrive au milieu et la fine équipe (Mimiru, Bear, BT et Tsukasa) rentre dans un donjon. On se dit : “Enfinnnn, ca démarre, ca va être génial, encore mieux que Lodoss” et pendant un épisode on y croît, ca a l’air de démarrer, c’est trop bien … jusqu’à l’épisode suivant où ca retombe dans le même schéma de discussions stériles et sans intérêt.
Pour vous donner un exemple de la puissance soporifique de .hack//Sign, ils ont réussi à faire tout un épisode ou Tsukasa attend quelqu’un : Mimiru vient le voir et lui parle, il répond qu’ilattend. Et pendant tout l’épisode on va avoir droit à un défilé, un par un, des personnages qui viennent le voir pour lui demander ce qu’il fait et toujours la même réponse : j’attend. Sans parler de l’épisode où il joue au Tamagochi.
En bref, en toute subjectivité, c’est une méga daube qui a pour but de faire la promotion d’un jeu. Appuyé par d’excellentes qualités techniques, il ne se passe strictement rien : excellent remède contre les insomnies. Je vous conseille plutôt .hack//Dusk qui, sans être excellent, est bien meilleur.

Hack Sign

Hack Sign

Le truc en plus : Les musiques et les design qui tuent

Le truc en moins :
Tout le reste

 

Samurai Shamploo juillet 24, 2008

Classé dans : Anime, Studio Manglobe — kaitenkenbu @ 9:26
  • Episodes : 26
  • Studio : Manglobe
  • Diffusé en : 2004 – 2005
  • Style : Action, Japon samuraiesque, Cowboy Bebop

En une phrase : Si Musashi faisait du scratch ca donnerait ca


Synopsis :
Fuu est une adolescente qui travaille dans un salon de thé. Un jour, sa route croise celle de Mugen et Jin. Mugen se bat à l’instinct, avec un style très particulier qui rappel le break dance. Jin a suivi l’enseignement d’un grand maître et se bat en utilisant une technique élaborée.
Ces deux combattants aussi fort l’un que l’autre vont dans un premier temps se battre pour mesurer qui est le plus fort. Puis ils vont se retrouver unis autour de Fuu pour retrouver le samurai qui “sent le tournesol”

Commentaire : Cette série vous rappele quelque chose ? Un certain Cowboy Bebop ? Normal Shinichirou Watanabe qui a dirigé Cowboy Bebop est au commande. Mugen rappele un certain Spike Spiegel, y compris dans la tête non ?
Peu importe, on va rapidement voir les points négatifs assez faciles à pointer. Déjà, il n’y a pas vraiment d’histoire. Oui ok, ils cherchent le samurai qui sent sous les bras … mais bon voilà quoi, on peut regarder les épisodes dans n’importe quel ordre ca change pas grand chose (à part que les épisodes vont souvent par deux). Du coup, ca peut en rebuter certains, ca s’enchaîne bien sans pour autant suivre une quelconque logique.
L’autre truc c’est comme pour Cowboy Bebop : on connaît tellement peut les personnages qu’on est à la fois attaché et détaché d’eux – c’est assez bizarre comme sensation. Par exemple, dans Trigun (au hasard) si Vash est absent d’un épisode, on est tellement accroc à sa présence que l’épisode est fade (d’ailleurs il y en a un où il fait deux très courtes apparitions et l’épisodes est vraiment bof par rapport au reste). Là, on est pas vraiment attaché aux personnages ou à leur présence, on est plus attiré par l’ambiance et le style de la série.
Ces deux points passés, voyons le reste. Les musiques sont excellentes (bon sauf l’opening que je trouve assez naze, passons), l’animation est bonne, l’humour tordant et surtout les images tiennent simplement du génie : que ca soient les couleurs, les plans ou les effets choisis, pour moi Samurai Champloo frôle la pérfection dans le domaine. Ca n’est pas super beau, c’est juste que ca colle parfaitement à l’ambiance et que c’est plein de bonnes idées.
Le truc le plus marrant dans Samurai Champloo c’est le style qui mêle Japon classique avec ses combats de sabre et le style Hip Hop (en particulier le style de Mugen). Ca donne une teneur très particulière à l’anime : ca lui donne une personnalité et un style propres, chose qu’on voit de plus en plus rarement. C’est un peu comme Wolf’s Rain ou Hunter X Hunter, en plus fort : c’est inclassable, c’est pas du Shounen, malgré les bastons, c’est juste un genre à lui tout seul.
Face à tout ca, les côtés négatifs s’évaporent pour laisser place à du plaisir : on regarde et on enchaîne les épisodes en oubliant que ca va se terminer si vite.
En bref, c’est pas l’anime ultime certe, mais on s’éclate, on rigole et on accroche. En plus, il y a plein de bonnes idées au niveau esthétique : à essayer.

Jin revient du ski

Jin revient du ski

Le truc en plus : On s’éclate en le regardant

Le truc en moins :
Pas vraiment d’histoire

 

Tokyo Tower juillet 2, 2008

Classé dans : Drama, JDrama — kaitenkenbu @ 5:34


  • Episodes : 11
  • Diffusé en : 2007
  • Ratings : 14,95 %
  • Style : Drama filiale

En une phrase : Okan !!!

Synopsis : Masaya Nakagawa (Ma-kun) est très proche de sa mère (qu’il appele Okan), ils vivent ensemble et son père (Oton) fait sa vie de son côté. A 18 ans, alors qu’il dépend encore largement de sa mère, aussi bien financièrement que moralement ou dans la vie de tous les jours, Ma-kun décide d’aller vivre à Tokyo, principalement pour ses études d’art.
Comment va se dérouler la vie pour lui dans cette nouvelle ville et comment va évoluer la relation qu’il avait avec sa mère ?

Commentaire : Il s’agit donc, une fois de plus, d’amour dans ce drama. Là où on pouvait s’attendre à une n-ième pale copie des autres comédies romantiques, on tombe sur une nouveauté : ce drama est principalement consacré à la relation mère-fils. J’avoue, le premier épisode m’a bluffé. Outre que les sentiments sont plutôt bien rendus, le sujet est traité avec plus de réalisme que les dramas habituels (bon ca reste un peu exagéré, faut pas trop en demander non plus) et le déroulement même du drama est particulier. Dans le premier épisode, Ma-kun part à Tokyo, on s’attend donc à ce que le lien mère-fils ne soit décrit qu’au premier épisode. Point du tout ! Les multiples coups durs de Ma-kun, sa mère qui vient le sauver régulièrement, que ca soit par un soutien émotionnel ou matériel : tout est vraiment bien mis en place. C’est aussi une bonne idée de voir jusqu’où tombe Ma-kun, je ne sais pas s’il y a d’autres drama qui ont poussé le vice aussi loin.
Côté technique, les thèmes collent bien à l’ambiance et on tombe sur des bijoux au niveaux des images : certains plans sont magnifiques, sans parler du traitement pour que la tour de Tokyo ressorte aussi bien au milieu de la ville (au passage, petit clin d’oeil au film Hula Girls, à l’épisode 5).
Au niveau des autres personnages, je ne peux vous gâcher le suspens, mais disons qu’ils seront tous très proches, ajoutant à la force du lien Okan/Ma-kun. Ajoutons le père (Oton) qui passe de temps en temps.
En oubliant le fait que Ma-kun puisse être vu comme un assisté (sa mère vient le sauver de multiples fois), je pense que ce drama mérite d’être regarder avec un oeil indépendant de tout jugement pour en voir la substance : le rendu des sentiments dans cette relation. Sans parler de l’épisode 3, avec la grand-mère, un joli coup également.
On pourra simplement reprocher à Tokyo Tower d’utiliser énormément d’éléments ultra-classiques des dramas pour faire avancer le scénario.
En bref, un bon drama qui reprend des éléments classiques pour nous montrer au premier plan une relation mère-fils forte qu’on voit d’habitude en arrière plan dans les drama. Si vous voulez du renouveau dans vos dramas romantiques, c’est un bon choix.

Le truc en plus : De belles images

Le truc en moins : Beaucoup d’éléments déjà vu