- Films lives Japonais
- Durée : 113 mn (Nana) et 130 mn (Nana 2)
- Sorti en : 2005 (Nana) et 2006 (Nana 2)
- Style : Drama et japanese band
En une phrase : Que les adaptations d’anime en film live réussies lèvent la main …
Synopsis : Nana c’est l’histoire de deux adolescentes qui portent le même prénom (Nana donc) et que le destin va mêler par une amitié très forte.
Nana Komatsu vit principalement à travers l’attention que lui porte les autres personnes, et en particulier les hommes. Elle tombe souvent amoureuse et décide de se rendre à Tokyo pour retrouver son petit copain Shouji.
Nana Oosaki est chanteuse dans un groupe de punk-rock, elle a eu une relation très intense avec le bassiste de son ancien groupe : Ren. Elle se rend à Tokyo pour essayer de monter un nouveau groupe et devenir pro dans le monde de la musique. Les deux Nana vont se rencontrer dans le train qui va à Tokyo.
Les films repassent les différents événements de la série, l’histoire suit le même cours, il y a simplement des événements et des personnages en moins.
Commentaire : Bon, d’emblée inutile de vous gâche le suspens. Comme vous le savez probablement, la plupart des adaptations d’anime en film live sont foireuses. De Death Note à Shinobi (Basilisk), en passant par Hokuto no Ken (j’ai pas résisté, désolé), aucune n’est vraiment digne de la série d’origine.
Pour Nana, c’est pareil : le film est moyen, donc pour une adaptation, honnêtement il s’en sort bien. Par rapport à la série, c’est une méga daube. Qu’est-ce que je veux dire par là ? C’est assez simple à expliquer. Nana est une série basé sur les émotions et les relations entre les personnages. Le film ressemble à un épisode de recap : il récapitule des événements. On passe donc d’un mode de narration où l’action est secondaire à un mode où l’action occupe la place principale : fatalement, la série perd toute sa saveur.
C’est dommage. Pour une fois, les personnages live sont plutôt bien fait. Nana (la goth) est super maigre, Takumi est très mystérieux, Yasu porte toujours ses lunettes. Certains personnages ont été adapté : on passe d’une Reira genre vierge immaculé à une Reira cowboy ? Ca passe bien, malgré les différences.
Et là, ca commence à faire mal : c’est quoi cette Nana à la c** ? On se retrouve face à une Nana qui a la tête sur les épaules, calme et positive. Autant dans la série, on la découvrait émotionnelement faible, possessive, attachante. Là, on a une fille normale, avec un recul d’adulte. Du coup, les événements perdent tous leur sens ! Ce que fait Shouji le fait passer pour un enfoiré, alors que dans la série ca pouvait se comprendre. L’attitude de Takumi est tout ce qu’il y a de plus normale, alors que dans la série c’était une ordure.
Et le pire arrive avec Shin. Pour rappel, dans la série, Shin se prostituait plus ou moins (plus que moins d’ailleurs). Ici, on en entend pas parler. Et avec cette dimension sordide, disparaît tout le ton adulte et les scènes qui allaient avec. Point de sexe ici manant, point de Nana qui rêve de se taper le patron du video club ou du magasin de meubles où elle bosse. On est passé d’un anime adulte à un film pour gosse ???? C’est du gachi.
Je continue ? La musique … sérieux, c’est quoi cette daube ? Ren nous sort un solo digne de maternel. Les chansons de Blast sont toutes pourries, aucune recherche rien. Autant je critiquais la basse dans l’anime, autant là, je peux pas critiquer : c’est tellement nul qu’il n’y a rien à dire. Et le meilleur, les chansons de Trapnest. C’est quoi ce relent de vomi de jpop ? Même la jpop pourrie d’ascenseur est mieux. Déjà, dire que l’anime parlait de musique était peu approprié, là il vaut mieux éviter. C’est regrettable qu’une référence qui s’exporte comme Nana, présente des daubes alors que le japon fait de la bonne musique. Pourquoi ne pas avoir simplement mis une chanson d’un groupe connu ?
En bref, si on prend le film seul, c’est moyen. Si on regarde par rapport à la série, c’est une adaptation super pourrie. A éviter, à moins d’avoir envie de voir les personnages de sa série adorée en vrai.
Le truc en plus : L’histoire est bien suivie.
Le truc en moins : La musique, c’est une blague ?










