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Anime, Drama et le reste

Double Kitchen décembre 6, 2007

Classé dans : Drama, JDrama — kaitenkenbu @ 2:30
  • Episodes : 11
  • Diffusé en : 1993
  • Rating : 22,3 %
  • Style : Comédie familiale

En une phrase : Toi aussi fais une série sur ta belle-mère tyrannique !

Synopsis : Miyako et Shinobu viennent de se marier. Ils décident d’habiter au premier étage de la maison des parents de Shinobu. Machiko, la mère de Shinobu a promis de garder ses distances avec le couple. Seulement voilà : Machiko ne peut pas s’empêcher d’intervenir et de critiquer sans relache sa belle fille. Miyako reste polie et courtoise devant sa belle-mère mais en fait, elle bouillonne de colère. Miyako a accepté d’habiter au-dessus de ses beaux-parents en pensant que le fait d’avoir une cuisine séparée (d’où le nom du drama) leur permettraient d’être tranquilles.
Parallèlement, la soeur de Shinobu, Shizuka, fait régulièrement venir son petit copain musicien à la maison. Son métier est très mal vu par le père de Shizuka, alors que Machiko l’aime bien.
Bref, toutes la famille se retrouve régulièrement chez les parents de Shinobu pour des joutes verbales et des disputes.

Double Kitchen

Commentaire : Oh l’ancêtre. Je vous ai sorti un drama de derrière les fagots là … Alors Double Kitchen, c’est quoi ? C’est un duel fille/belle-mère, c’est un duel Japon traditionel/Japon moderne. C’est le drama qui représente parfaitement le problème auquel se heurtent les femmes japonaises aujourd’hui : concilier le travail et les gosses.
Bon avant de parler des problèmes de fond qui font une partie de l’intérêt du drama, voyons le reste. Bon passons l’aspect ésthétique, c’est moche et c’est vieux, donc les costumes sont d’époque aussi (y compris les énormes lunettes de vue) – ne nous attardons pas là-dessus. Les personnages sont bien campés dans leur rôle, plutôt bien joués d’ailleurs : la belle-mère tyrannique, le père/grand chef de famille, la soeur manipulatrice, etc. D’ailleurs on regrettera que l’accent n’est pas été mis sur la Shizuka manipulatrice, ca aurait pu être fun d’avoir une soeur chipie en plus de la belle-mère. Au niveau de l’histoire, y en a pas, on suit juste la vie de la famille et les obstacles. Ca n’est pas génant, on ne s’en rend même pas compte pour une fois. Il y a peu de longueurs, surtout pour un drama aussi vieux, ca bouge beaucoup donc on s’ennuie peu. Le personnage de Yunosuke est énorme, complétement décalé, il contribue bien à l’aspect comédique du drama.
Côté point négatif, c’est vrai que les disputes belle-mère/fille sont un peu répétitives, à la fin, c’est assez lourd. Le type du drama est un peu chaud à définir en fait. Ca n’est pas tout à fait de la comédie, dans le sens où on rigole finalement assez peu, on aurait pu s’attendre à des situations encore pires que celles présentées.
Venons-en au principal intérêt du drama, d’après moi. Le truc, c’est que depuis quelques temps déjà, on voit des drama assez éloignés de la vraie vie à la japonaise. Il y a juste quelques coutumes conservés par-ci, par là. Bien que la société ai changée depuis 1993, il y a plein d’aspects qu’on voit dans Double Kitchen et qu’on voit assez peu ailleurs. Typiquement, les coutumes liées à l’enterrement, le fait qu’il est mal vu pour les femmes actives de continuer à travailler après avoir eu un enfant, les préjugés débiles des voisins, la place envahissante du travail dans la vie, etc. Autant de détails que les personnes qui voient le Japon à travers les films, l’animation et les séries oublient en idéalisant le pays. Si vous pensez que la société japonaise est parfaite, regardez Double Kitchen, ca vous remettra un peu les idées en place (bon c’était la note sociologie du blog, ca change hein ?).
En bref, un drama qui a assez bien vieilli, sans être exceptionnel, il a des côtés intéressants qui le démarquent des dramas récents.

Le truc en plus :
Le lézard de Rumi

Le truc en moins : Répétitif

 

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