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L’oiseau bleu octobre 23, 2007

Classé dans : Drama, JDrama — kaitenkenbu @ 9:44
  • Titre Japonais : Aoi Tori
  • Episodes : 11
  • Diffusé en : 1997
  • Style : Drama ferroviaire fugitif

En une phrase : Après le coiffeur et la bibliothécaire (Wonderful Life), le PDG et la caissière du casino (Oh Phil Seung), la journaliste et le manutentionnaire calligraphe (Tokyo Wankei), le cowboy et les Gals (Gal Circle), la riche héritière et le geek (Densha Otoko), un employé de gare et la femme du maire : dans les drama toutes les professions sont à l’écran !

Synopsis : Yoshimori est employé de JR (Japan Rail, la compagnie ferroviaire japonaise) dans une petite gare rurale. Mikiko est son amie d’enfance, elle travaille dans le restaurant de ses parents. Elle est amoureuse de Yoshimori qui la voit seulement comme une amie.

Yoshimori rencontre Shiori, une petite fille de 9 ans, très solitaire et il se prend d’amitié pour elle. Il va découvrir qu’elle est la fille de Kahori, une femme remariée avec un des hommes les plus influents de la ville, favori aux élections locales.
Yoshimori et Kahori vont tomber amoureux, comment va se concrétiser leur histoire, face à un homme riche et influent, et comment vont-il changer l’enfance de Shiori ?

Aoi Tori

Commentaire : Des fois, on commence un drama, une série ou un film et on s’attend à voir un truc hyper-classique, où on peut deviner le scénario 2 épisodes à l’avance. L’oiseau bleu m’a surpris. Au départ, drama archi-classique : les amies d’enfance d’un côté, le couple interdit de l’autre. Et là, boum, à la fin de l’épisode 3, tout est chamboullé et le style du drama change complétement, quand on pense enfin avoir trouver le rythme, boum, à l’épisode 8, tout change encore. Finalement, c’est ca qui est génial, c’est le moment où on se dit : “tiens j’aurai pas dit que ca allait partir comme ca” ou “mais pourquoi il fait ca cet âne ?”.
Bref, passons rapidement sur les points négatifs : des longueurs – normal (encore que là elles ont une signification, j’en parle après), une ambiance musicale quasi inexistante, des vêtements ridicules (normal, vu l’âge du drama).
Voilà, parlons du bon maintenant : pour l’histoire, comme je l’expliquais, c’est pas révolutionnaire, juste ca offre suffisament de rebondissements pour nous tenir en haleine tout le long. Il y a peu de moment où une situation s’installe et dure plus d’un épisode, on se sent en fuite perpetuelle. Après, il y a la symbolique. En fait, il y a de nombreux moments où il ne se passe rien et en fait l’image cherche à nous montrer quelque chose, à commencer par l’opening où on se demande qui a la clé pour délivrer Yoshimori et on se rend compte que c’est lui même : à la fin du drama on comprend parfaitement la signification de l’opening (si c’est pas beau ca, 10 épisodes pour comprendre le truc). Des fois, les personnages sortent des phrases à double sens, c’est vraiment appréciable que le drama implique le spectateur dans le processus d’intérprétation de ce qu’il voit (bon c’est pas du Tenshi no Tamago non plus, faut pas pousser). Sans oublier que l’histoire de l’oiseau bleu est une thématique récurrente qu’on a pu voir ailleurs (qui a dit RahXephon ?).
Ensuite, j’ai été bluffé par les acteurs, oui c’est surjoué, normal c’est un drama, mais il y a des scènes qui m’ont laissé béat d’admiration, surtout chez Mikiko, l’amie d’enfance de Yoshimori. Exemple, à l’épisode 9, Yoshimori sort du train, ils se regardent et ils ne disent RIEN pourtant dans leurs regards on voit : que Yoshimori va reprendre le train, que Mikiko n’est pas d’accord, que Yoshimori est déterminé puis qu’elle lui donne son approbation. Pour un drama, c’est rare de voir un jeu de cette qualité : on voit dans le regard de Mikiko qu’elle lui dit “oui vas-y, tu as raison”.
Enfin, comme vous pouvez le lire sur d’autres sites, des paysages magnifiques, la beauté du Japon représentée par le côté rural, ca donne envie de prendre le train pour parcourir l’archipel.
Ah j’ai failli oublier : une fin poétique que j’ai trouvé très adaptée, c’est tellement rare une bonne fin qu’on apprécie le geste.
En bref, un drama remplit de beaux paysages, et qui sait captiver par ses qualités


Le truc en plus :
Les scènes et images symboliques omniprésentes.

Le truc en moins : Des longueurs.

 

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